POSTFACE de Dominique Biteau et Tomasz Celner

POSTFACE • Lire la 4e de couverture. Illustrations

Postface

POSTFACE de Dominique Biteau et Tomasz Celner. ELLE est avocate, LUI est artiste-peintre. Bien que leur relation soit interrompue par la mort de l’homme, le couple continue à dialoguer, durant 52 semaines, le temps d’un deuil. S’ouvre le champ des réminiscences et des réflexions des protagonistes dans leurs mondes bouleversés.

La mort, malgré la confusion qu’elle crée, est un terrain de contemplation sur l’amour, la création, la vie… Le style de ce roman-dialogue oscille entre une narration réaliste et une prose poétique et onirique.

 

Extraits du livre

Nous nous sommes évadés au bord de l’océan. L’eau était lasse et calme, nous pouvions refléter nos avenirs dans sa surface. Soudain, l’horizon s’est assombri, une lumière bleu turquoise est descendue sur nous. Tu t’es blottie contre moi et tu as dit : « J’ai froid. » Je t’ai pris dans mes bras et j’ai tremblé. Nous étions seuls sur cette plage bleue hors saison, complètement seuls.
En rentrant dans la chambre de l’hôtel VORTEX, louée le soir même, nous nous sommes aimés. Ce fut bouleversant de m’approcher de ta peau, de la traverser, de pénétrer ton corps puissant et ton sexe généreux. (Semaine 5 : LUI)

Dans le calme du soir, le ciel s’éteint progressivement. Les genoux remontés jusqu’à la poitrine, serrés entre mes bras, je demeure prostrée. Aucun bruit ne perturbe le flux de mes réflexions. Je suis seule. Sur la table, une bougie a fini de se consumer. Fin de vie de bougie. Je me déploie, mes muscles reprennent leur vie de muscles. Je compose ton numéro, le raccourci clavier « 1 ». « Il n’y a pas d’abonné au numéro demandé, il n’y a pas d’abonné… » L’appareil s’explose contre le mur. (Semaine 12 : ELLE)

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NB. Quelques scènes explicites de ce livre peuvent heurter la sensibilité du jeune public.

POSTFACE de Dominique Biteau et Tomasz Celner

POSTFACE de Dominique Biteau et Tomasz Celner est illustré avec des vignettes en noir et blanc, étant les détails des estampes Geometria et Perspectiva (1567) de Lorenz Stöer qui aurait été un élève d’Albrecht Dürer… Ci-dessous, nous vous présentons quelques reproductions d’estampes non recadrées et en couleur. (Cliquez sur l’image pour ouvrir le diaporama)

6 Commentaire

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Francescarépondre
20 novembre 2021 à 18h17

Je viens de terminer la lecture de « Postface ». Un moment agréable.
C’est court mais très dense. Il faut une deuxième lecture pour bien l’apprécier et se « poser » sur certaines réflexions, descriptions, analyses…
J’aime bien cette idée de dialogue de couple. Le temps fait des allers retours. Le présent, le passé, l’avenir se mêlent. Les souvenirs s’enchevêtrent aux rêves et aux désirs.
La mort en filigrane sert de fil conducteur sans jamais peser car le portrait de l’homme renvoie à la vie, à son œuvre…
Et la mort apparaît comme un miroir de la vie.
Le thème de la mort et de la séparation est traité avec beaucoup de sensibilité, de poésie et de réalisme.
Pas de tristesse. Un écho à la vie.

Les Éditions Toute Choserépondre
20 novembre 2021 à 20h56
– En réponse à: Francesca

Merci de votre commentaire, Francesca ! Il sera aussitôt transmis aux auteurs. À bientôt sur notre site ! 🖐🏻

Billy Vérorépondre
5 janvier 2022 à 17h20

A mon tour, je ferme ce même livre et j’avoue qu’il ne laisse pas indifférent. Sur la forme qui combine un dialogue à deux à des vignettes illustratives tronquées. Peut-être à reconstituer comme, petit à petit, l’histoire de ce couple.
Sur le fond, avec d’une part, une écriture hachée et nerveuse qui s’interroge sur la vie passée et celle qui doit continuer et d’autre part, une écriture plus étirée, mystérieuse tournée vers l’art. Les dialogues se répondent ou s’ignorent, aucune monotonie et aucun systématisme. Une grande intériorité dans l’un et l’autre. Voilà du beau travail.

Les Éditions Toute Choserépondre
5 janvier 2022 à 17h39
– En réponse à: Billy Véro

Merci de votre contribution, Véronique. Nous vous souhaitons une très bonne Année 2022 !

Sophie L.répondre
13 janvier 2022 à 16h10

La mort en filigrane sert surtout la construction de ce roman, très agréable à lire.
« LUI » – Même si « le Verbe » est parfois obscur, sa narration est remarquable. – À la fois simple lorsqu’il se confie sur la mort du père… et complexe lorsqu’il nous invite dans les méandres de sa pensée confidentielle… Un vrai régal…
« ELLE » – Elle traine sa peine ordinaire au fil d’un temps qui s’étire le plus souvent dans un monologue lancinant, transcendé par l’intensité des sentiments du narrateur (LUI). Un roman profond et sensible.

Les Éditions Toute Choserépondre
14 janvier 2022 à 1h12
– En réponse à: Sophie L.

Merci Sophie, de votre ressenti, de cet aperçu sur le style du roman-dialogue POSTFACE…

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